Bien avant Photoshop, les photographes savaient déjà faire disparaître les limites du réel… avec des ciseaux, de la colle, plusieurs négatifs et surtout une bonne dose d’imagination ! Très vite, les cartes postales en photomontage deviennent ainsi un formidable terrain de jeu visuel.
Dès le XIXe siècle, des artistes assemblent des portraits photographiques et des décors peints pour créer des scènes impossibles. La manipulation des images accompagne d’ailleurs la photographie depuis ses débuts : ajout ou suppression de personnages, modification des silhouettes et invention de situations qui n’ont jamais existé.


Avec l’âge d’or de la carte postale, entre les années 1900 et la Première Guerre mondiale, ces créations trouvent un support idéal. Faciles à envoyer et peu coûteuses, les cartes circulent rapidement. Certaines présentent des amoureux installés dans une fleur géante, des bébés sortant d’un chou ou des voyageurs survolant une ville dans une chaussure. À l’époque, personne ne demandait si l’image avait été retouchée, aucun doute là-dessus !
Aux États-Unis, les cartes dites « tall-tale postcards » poussent l’exagération encore plus loin. Vers 1908-1915, le photographe William H. « Dad » Martin imagine notamment des récoltes gigantesques et des animaux démesurés. Une simple pomme de terre pouvait alors nécessiter plusieurs hommes pour être transportée : voilà enfin une agriculture vraiment productive.


Pendant la Première Guerre mondiale, le photomontage prend aussi une dimension sentimentale, patriotique ou humoristique. Les soldats apparaissent entourés de drapeaux, de fleurs ou de portraits de leurs proches.
Aujourd’hui, ces cartes postales séduisent les collectionneurs par leur créativité, leur étrangeté et leur témoignage sur l’humour d’une époque. Elles prouvent surtout une chose : nos arrière-grands-parents n’avaient pas de filtres numériques, mais ils avaient déjà beaucoup d’idées.
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Article rédigé avec l’aide de l’IA.