Sur Delcampe, on tombe parfois sur des portraits d’ancêtres qui peuvent s’avérer plus ou moins récents. D’où vient cette tradition, c’est ce que je vais tenter de vous expliquer !
La tradition des portraits d’ancêtres remonte principalement au monde romain, où ils servaient à honorer la mémoire familiale et affirmer le statut social.
Dans l’Antiquité, les Romains pratiquaient un culte des ancêtres très marqué. Dans les grandes demeures aristocratiques, on exposait dans l’atrium des images des aïeux – souvent des bustes ou des masques mortuaires en cire – qui rappelaient la lignée et les exploits familiaux.
c’est à la Renaissance que cette pratique prend véritablement la forme de tableaux, devenant un art à part entière. Les familles nobles et royales commandent alors des séries de portraits peints, destinés à orner les galeries dynastiques et les grandes salles des châteaux. Ces œuvres ne sont pas de simples souvenirs : elles incarnent une stratégie visuelle de pouvoir, affirmant la continuité et la légitimité des dynasties.


Au XVIIe et XVIIIe siècle, la mode se diffuse dans la bourgeoisie montante, qui imite l’aristocratie en affichant ses propres ancêtres sur les murs des salons. Les portraits deviennent ainsi un signe de prestige social, mais aussi un outil de mémoire familiale. Au XIXe siècle, avec l’essor de la peinture académique et du romantisme, la pratique se transforme : les portraits d’ancêtres prennent une dimension plus intime, parfois réduite à des formats modestes, intégrés dans des albums ou collections privées.
Si aujourd’hui les maisons ont rétréci et la tradition du tableau a été remplacée par la photographie, les portraits d’ancêtres offrent encore un charme particulier qui plaît aux amateurs d’antiquités. Que ce soient des personnalités connues ou de simples quidams, ils donnent tout de suite du cachet vintage à une maison !
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